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Sophrologie : Petit historique
Etymologiquement, sophrologie veut dire « étude d’harmonisation de la conscience »
La sophrologie est créée en 1960 par Alfonso Caycedo (1932-2017), neuropsychiatre espagnol d’origine colombienne.
(A l’origine, ce terme désignait les techniques d’hypnose utilisées en milieu hospitalier par les psychiatres. Cette méthode permettait aux patients de prendre conscience de leurs états et de les rendre acteurs dans leur traitement)
En 1967 apparait d’autres techniques qui viennent enrichir les bases hypnotiques de la sophrologie :
- méthode Coué (pensée positive),
- relaxation progressive de Jacobson (relâchement des tensions musculaires),
- le training autogène de Schultz (autorelaxation par la suggestion),
- la phénoménologie (apprentissage du non jugement),
- le yoga (stimulation de la respiration et relâchement musculaire)
- le zen (pratique de la méditation)
En 1988, Alfonso Caycedo continue de développer la sophrologie selon une optique philosophique, voire spirituelle. Il dépose alors la marque « sophrologie caycédienne » Il crée plus tard 8 degrés supplémentaires.
Les quatre premiers degrés de la méthode sont :
- 1er degré : écouter ses ressentis, la perception de son corps et améliorer sa concentration ici et maintenant
- 2ème degré : Renforcer l’image de soi, s’observer et se projeter dans des situations futures
- 3ème degré : initier à la méditation, réactiver ses ressources passées et définir sa place
- 4ème degré : révéler les capacités et les valeurs existentielles de l’être
Un grand nombre de praticiens utilisent ces quatre degrés et leurs exercices dans leur cabinet.
En 1985 une voie nouvelle La sophrologie va se segmenter en deux grands courants par des visions différentes,
- 1re courant : La sophrologie caycédienne, de la relaxation dynamique à objectif philosophique, voire spirituelle, basée essentiellement sur les douze degrés ; (degrés 5-12) développer la conscience en sélectionnant le vécu positif, qui s’établit sur le vécu.
- 2em courant : La sophrologie non-caycédienne à objectif thérapeutique (degrés 1 à 4), initié par Jean-Pierre HUBERT. Il met en place les données de base de la sophrologie analytique, en s’appuyant sur les recherches de Sigmund FREUD, Carl Gustav JUNG, et Milton ERICKSON.
Toutes ces méthodes ont fait émerger des développements thérapeutiques très complémentaires à la sophrologie caycédienne.
D’autre part, La Sophrologie ne cesse de se développer et évolue dans plusieurs directions ; elle est enfin reconnue comme une méthode à part entière avec le remboursement des séances par de plus en plus de mutuelles.
Chaque praticien(ne) amène sa touche, son empreinte dans la manière de faire, le savoir-faire et le faire savoir…
Sophrologie :
L’approche que je vais utiliser sera la sophrologie psycho comportementale.
C’est est une sophrologie novatrice et se rapprocher de l’hypnose moderne,
(Elle s’inspire du courant humaniste, le savoir-être proposé par Carl Rogers et son concept d’approche centrée sur la personne) ; pour la mise en place de certaines techniques telles que la sophro-correction sérielle, sophro-substitution sensorielle, l’ancrage…… Ces différentes technicités nouvelles et d’inspiration multidisciplinaire montrent que la sophrologie est en constante évolution.
Hypnose
Il y a plusieurs méthodes d’approches en hypnose : L’hypnose thérapeutique, l’hypnose classique ou rapide, l’auto-hypnose et l’hypnose spectacle (ce dernier sort complément du contexte et a plutôt desservi l’hypnose thérapeutique car il veut impressionner le public en modifiant les comportements mais ne traite pas les problématiques).
A l’origine l’hypnose était utilisée pour des soins thérapeutiques, dont voici quelques grands spécialistes comme : Jean-Martin Charcot médecin renommé à Paris en 1825. Ivan Pavlov au 19eme siècle, Alfonso Caycedo hypnotiseur et sophrologue en 1959, Milton Erickson avec la naissance de l’hypnose Ericksonienne au 20em siècle, Ambroise-Auguste Liébeault et Hippolyte Bernheim qui ont fondé l’École de Nancy, En France. Il faudra attendre la fin du XIXème siècle pour réellement parler d’âge d’or de l’hypnose.
Sigmund Freud et Émile Coué, Maître de l’auto-suggestion ont Étudié et utilisé l’hypnose sur leur patient.
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C’est quoi l’hypnose ? Il y a plusieurs méthodes d’approches en hypnose : Je vais davantage aborder l’hypnose Ericksonienne : C’est quoi l’hypnose Ericksonienne ? Elle utilise directement l’induction sensorielle progressive pour que le client atteigne une relaxation profonde et lâche prise afin d’accéder rapidement à l’état de « conscience modifié » (C’est un peu comme une somnolence agréable où l’on est encore conscient, juste avant d’entrer dans la phase du sommeil). Le participant est complètement conscient, durant toute la durée de la séance ; elle peut aussi par ce biais lui permettre d’accéder à ses ressources. Par cette pratique le praticien entre en interaction avec l’inconscient du sujet par des suggestions directes ou indirectes, des métaphores afin que l’inconscient puisse enclencher un processus progressif de modifications à rectifier. Par exemple dans le cas d’un fumeur qui veut arrêter de fumer, le sens du goût, de l’odorat ainsi que les comportements de certains gestes habituels qui lui donnent envie de fumer seront sollicités afin de s’en libérer). Modifier des schémas de pensées ancrés dans notre inconscient est particulièrement efficace et donne des résultats positifs pour traiter différents troubles et une grande variété de pathologies comme : stress, dépression, angoisses, douleurs, asthme, hypertension artérielle, problèmes de poids, addictions (alcool, tabac, drogue, nourriture, jeu, achats …), phobies, confiance en soi, préparation d’examens, timidité…
La puissance de l’inconscient est considérable, son mécanisme contrôle la plupart de nos comportements, réactions, choix, émotions, décisions. La conscience ne serait que la partie émergée de l’iceberg des processus cognitifs. Après une séance vous ressentirez une grande impression de détente |
Les différences de entre la sophrologie et l’hypnose Ericksonienne : La sophrologie passive va utiliser l’induction physique (par la respiration consciente, les pressions et détente musculaire) et induction mentale (visualisation) pour arriver à un état de conscience modifié. Elle est plus sur le ressenti du corps et de l’esprit par les 5 sens. D’autre part, le client pourra se mettre dans une position assise ou couché à sa convenance.
Alors que hypnose Ericksonienne va aller directement à l’induction sensorielle mentale pour arriver à un état modifié de conscience et s’intéresse davantage à l’inconscient pour entrer en interaction avec lui. La position du client est généralement assise.
En d’autres termes, en sophrologie et en hypnose on rentre dans cet état de conscience modifié sauf que les moyens pour y accéder sont différents.
En allant plus loin on remarque des points convergents et divergents de ses 2 pratiques qui sont très complémentaires.
Réflexion : concernant l’un des points divergents entre ces deux pratiques :
En sophrologie :
- Prendre conscience de sa problématique, en travaillant dessus pour la transformer et la libérer « mettre en place des choses pour que les choses changent »
C’est plus le conscient qui agit.
En Hypnose :
- Prendre conscience de sa problématique sans chercher à travailler dessus pour la transformer afin de faire disparaitre le symptôme sans effort.
C’est plus l’inconscient qui agit.
L’hypnothérapie est une méthode plus rapide pour accéder aux résultats, cependant la sophrologie agit plus dans l’éveil de la conscience pour une transformation volontaire et sur un plus long terme. Ces outils de transformation de soi sont très complémentaires.
Remarques:
Il y a un processus important à ne pas négliger, les choses n’arrivent pas sans raison et par hasard.
À chaque épreuve dans sa vie, il y a un message derrière, qu’elle soit :
Symptomatique, au travail, dans son cadre familial, de couple, relationnel avec les autres, suite à un évènement ou autres….
Si on ne règle pas un problème de manière consciente, il revient dans la vie, sous une autre forme.
En d’autres termes, si on enlève un symptôme à un client alors qu’il n’a pas pris soins de le travailler en conscience (comprendre les causes de son mal, trouver les différents liens qui le rattache à ce trouble, mettre en place un plan d’action et apporter des solutions pour une guérison tout cela en agissant en conscience) la personne ne peut guérir ce qui doit être guéri dans son karma individuel, ou dans son karma familial.
De ce fait, cela ne lui rendra pas forcément service car il y a un risque pour que cela revienne vers la personne sous un autre aspect (ou sur un membre de sa famille directe ou indirecte, voir même sa descendance pour régler le problème qui peut alors se transmettre de génération en génération….).
N’avez-vous jamais entendu cette expression « c’est une maladie héréditaire…. »
Les conséquences peuvent être multiples….
Certains sages spirituels rajouteraient que l’épreuve du patient peut être récupérée par le thérapeute lui-même s’il n’en a pas conscience.
Cela fait partie de la loi de cause à effet.
Alors il est important de faire le travail de l’épreuve en conscience pour s’en libérer définitivement.
La Méditation :
Il existe différents types de méditation, (en pleine conscience, zen, transcendantale, vipassana,…)
Pourquoi méditer tous les jours ?
Au niveau mental : Permet de prendre du recul sur sa vie, développe l’attention et la concentration, apporte une sérénité, procure une harmonie, développe le discernement et l’intuition… Permet aussi de faire face à son quotidien dans la façon de regarder ses épreuves avec plus d’objectivité, dans ses prises de décisions et leur mise en action.
Permet d’apprendre à maitriser ses pensées en vivant de manière plus consciente.
Au niveau physiologique : Permet de réduire le stress, de mieux gérer les émotions, d’avoir une meilleure qualité de sommeil, de relaxer le corps et l’esprit, d’améliorer les performances cognitives et créatives, de renforcer la concentration et bien d’autres choses…
Le Conscient et l’Inconscient : La puissance de l’inconscient est impressionnante, les mécanismes inconscients contrôlent la plupart de nos comportements, nos choix, nos émotions, nos décisions. La conscience ne serait que la partie émergée de l’iceberg des processus cognitifs.

L’inconscient que je préfère nommer conscience intérieure, mais comme la plupart le nomme inconscient, afin d’avoir le même langage de compréhension pour ceux qui me lise, je vais le nommer inconscient sur cette page.
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L’inconscient |
Le conscient |
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Cerveau droit siège l’inconscience (cela représente 90% de notre être): Respiration, digestion, mémoire, créativité, spontanéité, imagination, expérience, sensations, humeurs, pensées, émotions, intuitions, rêves, instinct de survie, habitudes, reflexes (innées, acquis, pulsion (douleurs-désirs-besoins), traumatismes, conflits, automatismes, valeurs, peurs, addictions, confiance en soi, paresse – motivations, croyances, identités, impulsions, perte de contrôle, ressources,… |
Cerveau Gauche le conscient : (cela représente 10% de notre être): volonté, logique, analyse, organisation, calcul, réflexion, consciente, vision du monde, action volontaire, bon sens, comportement, l’image de soi, règles sociales, rationnel, le jugement, sentiment de plein contrôle, l’apprentissage, faire la différence entre le bien et le mal, les décisions, la planification, l’anticipation… |